Accueil Date de création : 25/01/09 Dernière mise à jour : 20/03/10 20:05 / 70 articles publiés

Politesse? Politesse? Non j'appelle cela se la fermer!  posté le samedi 20 mars 2010 20:05

Attention je vais m'ennerver! Non! Non! Pas contre vous! Contre cette société qui au nom de la politesse interdit toute provocation, tout sarcasme et humour noir!


Vous me diriez : "qu'est ce qu'elle a encore cette jeunette à gueuler contre la société? Elle est jamais contente!"

Ba oui! j'avoue! Je suis pas satisfaite!

Bon alors que je vous raconte :

J'étais tranquille dans le rer A, l'air fatiguée comme tout bon voyageur qui se respecte et tout d'un coup, un mec entre dans le rer et se met à rapper. Le  Problème? Il rappait pas. Il hurlait!!!!

C'était insupportable.. et moi, depuis toute petite, je me suis imposée une règle : ne jamais me taire et dire avec respect et tolérance ce que je pense à mon concitoyen.

Alors, observant les soufflements de la plupart des passagers, je me décide à  adresser un mot à mon concitoyen hurleur.

Je lui tape doucement sur l'épaule. Il se tourne vers moi et je lui dit d'une voix douce : "salut. Pourrais tu stp rapper un peu moins fort que je puisse humainement profiter de tes mots?".

C'est alors que j'ai eu le droit à un déferlement de maux. Oui, des maux et non des mots.! Je l'ai écouté attentivement et lui ai dit que je comprenais son malheur, qu'il ne m'importait pas de le faire taire mais de me permettre de l'écouter (He oui... parce que je sais pas vous, mais moi quand on m'hurle dessus, je n'entend rien).

Il a alors exprimé son mal-être, son dégout pour notre président, pour sa politique, son malaise dans notre pays ect.

Je lui ai alors répliqué que je comprenais ces maux et qu'il n'y avait qu'une solution à son malheur, se battre, faire entendre sa voix.. et ainsi je suis revenue au sens de mon propos : "vos maux, je veux les entendre. Or les cris rendent mon objectif impossible".

Un vieu monsieur a alors pris part à la discussion. Tout cela devenait fort interessant car le dialogue devenait discussion.

Mais alors où était le problème, me diriez vous? He bien c'est simple : les autres!!!! Ceux qui hypocritement grondaient à l'intérieur parce qu'ils préféraient se taire que de dire leurs maux.

A un instant, un monsieur m'a dit : "hoo mais taisez vous. Ne permettez pas de parler à ce fou".

Alors je lui ai répliqué avec ironie :"pourquoi? les fous n'ont pas le droit de parler? vous avez un problème avec les fous peut être? Moi je n'en ai pas, surtout sachant que la folie est en chacun de nous"

He là... mes sarcasmes ne sont pas passés. Le monsieur m'a traité d'impoli.

Je lui ai alors demandé ce qui avait été perçu comme un manque de politesse dans mon propos.

Il m'a répondu par un : "la politesse mademoiselle est de ne pas tout dire  à celui qui a l'age de votre père".

Haaa, l'argument d'autorité...

Là, j'ai senti mes nerfs bouillir. He oui : quand on est jeune, manquer de respect c'est dire ce que l'on pense au vieu!!!

Alors, je lui ai dit sur un ton complaisant : "pardonnez moi cher ami de vous poussez dans vos retranchements. Mais, comme ma tante le disait en  mai 68, le propre de la jeunesse est de rappeler à la vieillesse, présumée sage, qu'elle est imparfaite".

Rigolo... la jeunesse du wagon s'est mis à applaudir..

Mais ma colère ne s'est pas stoppée pour autant.. Alors j'ai souri et je suis sortie.

Bisous les loulous

ps: parce qu'il est bon de provoquer dans ce monde aseptisé, je vous joins ce beau dessin à retrouver dans le journal Bakchich

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J'en peux plus. J'ai une folle envie de tout casser  posté le vendredi 05 mars 2010 19:43

Ce matin, je me suis levée avec une pointe de contestation comme d'hab. Rien d'exceptionnel, comme me criait sans cesse mes petits vieux : " Vivre, c'est contester. Sans cette touche de cri contre l'imprefection de notre monde, nous ne sommes que des moutons, des machines déshumanisés et inutiles".

Alors ce matin, tout allait bien. J'étais vivante.

Je rouspettais contre les infos du jour. Les ondes france inter en prenaient plein la gueule. Je dégueulais à entendre ces pseudos intellectuels nous dire comment consommer, consommer et consommer. Pufff... Mais, consommer, c'est déjà se perdre un peu...

Puis, j'ai entendu SAEZ, un de mes artistes préférés, sur France Inter s'exclamer que son affiche, J'accuse, a été déclarée interdite au motif que la représentation de cette femme nue dans un caddie dégradait l'image de la femme.

Et là... j'ai senti l'ennervement m'envahir. Bordel, je suis une femme!! Et je me sens pas dégradée lorsque l'on accuse notre système de faire de notre chair un objet de consommation.

Je ne me sens pas dégradée. Je me sens... dans cette putain de réalité!

Alors oui, c'est comme ca? On peut clairement montrer une femme à poil dans une position avilissante pour vendre un putain de produit de beauté, mais un artiste ne peut pas montrer le corps d'une femme dans un caddie pour dénoncer sa société de conso???

On nous prend pour des idots!! Allons nous accepter cela? c'est pas possible!!! Je ne peux pas y croire. Je ne veux pas y croire.

Serions nous à ce point inconscient de nos réalités, ou préférons nous, nous voiler la face à grand coup de soda cerise?

L'artiste n'a-t-il pas pour vocation de contester le système en place? N'est-ce pas sa vocation que de nous claquer au visage nos tristes réalités? N'est-il pas celui qui cri, celui qui dit, celui qui déclare ce que nos coeurs se sentent incapables de ressentir?  Ne peut-il pas_ne doit -il pas_par son art, dénoncer ce qui le dégoute au plus profond de lui?

Je le pense comme vous le savez déjà.

En refusant son j'accuse, nous lui déclarons qu'il vit dans un ballet d'hypocrites.

Et on le lui répète... car à entendre ce jeune artiste, ce n'est pas simplement l'image qui a été interdite, mais tout son discours.  En effet, prenant acte de l'avis du comité publicitaire, il a remanié l'affiche en y incluant un propos explicatif, une liste de ce qu'il dénonce. Mais rien à faire...


Je suis dégoutée. Dégoutée de voir que dans notre société, les nus de Picasso ne passeraient pas. Dégoutée à l'idée que la libération sexuelle de 70 n'est bonne qu'à être consommée. Dégoutée d'appercevoir que toute provocation, toute contestation, toute dénonciation est tabou.

La dénonciation sans détour, sans tricherie,  ni politiquement correct, apparait sans cesse banni de ce monde... et ce, même quand elle est dit sous la plume d'un artiste!

Mais qu'allons nous devenir si les sous-entendus de notre société ne peuvent être déclarés avec franchise?

Je viens de voir Liberté de TONY GATLIF et je suis encore plus dégoutée...

... car son film est un chez d'oeuvre, et il reste à l'écart de nos regards : Personne n'en parle, personne ne parle de son propos..

...car les "boémiens", comme ils se surnomment, sont encore aujourd'hui bafouées dans leurs libertés. A leur choix de vivre sur les routes, on leur oppose toujours le jolie permis de circuler créé sous Pétain.

Toutes ces faits divers ne sont donc que le reflet d'une triste réalité: On a la classe!!   He oui, l'humour noir est le meilleur des remèdes pour ne pas se perdre dans le néant...

Restons sérieux : la triste réalité est que la liberté a du souci à se faire dans ces temps d'obligation... Car la liberté n'est qu'une fiction lorsque notre chère société est... aseptisée.

Bisous les loulous

 

Ps: je vous laisse vous faire une opinion de Liberté de GATLIF (en vous déclarant : COUREZZZZZ AU CINE ) et du J'accuse de SAEZ que je vous joins ici. Bon bain! J'attend avec impatience vos impressions.

 

 

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En attente d'un j'accuse  posté le dimanche 14 février 2010 23:15

 

Je suis en attente d'un disque, celui de l'artiste qui me fait sans cesse frémire les oreilles, Damien Saez.

Vous connaissez ? Si ce n'est pas le cas, c'est un tord qu'il faut vite effacer !! 

Saez est un de ces artistes, auteur- compositeur-interprète, qui hurle sans bruit ce qui ne peut gère continuer à exister. Il représente cette scène rock indépendante, contestataire et sensible que j'aime tant. Une bouffé d'oxigène pure qui déclare haut et fort, sans complexe et en toute sincérité, que cette société consommatrice à l'excès ne peut perdurer.

Ses proses disposent à mon coeur. Sa musique, à la fois brutale  et sensible, souffle à mon ame un putain d'élan de vie. Et c'est bon!!

Depuis ses doubles disques d'or, Saez n'a pas changé. Il ne cesse d'abreuver nos esprit de son art en offrant sans cesse quelques morceaux sur la toile.

Il entamera une tournée en avril 2010, après avoir sorti un nouvel album le 23 mars 2010 dont la pochette indique sans état d'ame ce qu'il accuse :

Son titre, j'accuse, sent bon l'éloquence oratoire et le pouvoir de l'artiste mis au service d'une cause juste et généreuse.

Pour cela, déjà, je l'en remercie.

Maintenant, j'attend avec impatience et envie.

He oui, J'écoute comme j'aime, je m'aventure dans les propos d'un artiste comme je tombe amoureuse. Sous l'effet d'un désir, peut être sous l'effet d'une erreur invincible, je  ne trouve  le sommeil que lorsque je fais corps avec ce que j'aime.

Alors, j'attend de faire corps avec ce hurlement harmonieux que j'aime tant...

 

Bisous les loulous!

 

He attendant le 29 mars, je vous propose d'écouter cette sublime chanson : j'veux qu'on baise sur ma tombe, de Saez

 

 

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quand la ligne jaune s'estompe, on peut commencer à flipper  posté le dimanche 14 février 2010 21:24

Non nous ne révons pas! Les services de police sont bien des services publics de protection des citoyens contre tout acte de délinquance.

Héros et protecteurs de nos libertés d'actions, ces professionnels apparaissent pourtant aujourd'hui vraiment largués! Gardes à vue abusives, controles d'identité arbitraires... sont des symptomes d'un système sécuritaire qui pousse sans cesse notre héros du quotidien à devenir le bras armé d'une politique bidon à la sauce aigre douce!

Bien oui! Soyons claire!

Lorsque nos policiers décident de placer en garde à vue des mineurs pour une bagarre scolaire, ou après une plainte pour vol de vélo, ou décident de venir ordonner à des cinéphiles buveurs de sodas  de quitter un ciné pour non application du réglement intérieur, il ne faut pas blamer les policiers mais un système qui les pousse sans cesse vers la disproportion, la perte de leurs repères professionnels!

A l'heure de la politique du chiffre, d'une politique drastique et sécuritaire, la jeunesse, dite mal éduquée, impolie, déviante et chomeuse est désignée comme l'un des ennemis de la société.  Il faut responsabiliser et culpabiliser cette jeunesse déviante. Voilà ce que l'on ressent sans cesse! 

La ligne jaune entre déliquance et déviance ne cesse de s'estomper dans notre société. Et tout cela me chagrinne car toutes ces choix politiques nous font oublier une chose : la vie!!

He oui! Le jeune n'a-t-il pas droit à l'erreur? La jeunesse n'est elle pas l'époque de l'apprentissage, de l'expérience et donc parfois de la déviance?  Ne sommes nous pas injustes envers notre futur lorsqu'on lui fustige qu'il doit agir en responsable, alors que l'on lui rappelle sans cesse notre offrande, cette pale copie d'Avenir?

Hélas!! C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents, comme le déclarait Bernanos!

He oui!! Soyons réaliste : être jeune s'est être en état de découverte du jeu social. Comme le relevait Cocteau, la jeunesse sait et dit ce qu'elle ne veut pas et n'analyse pas la forme que cela va prendre. Elle le dit un point c'est tout! La forme n'est qu'une mise en danger inconsciente du jeune, qui a une vertu : nous rappeler sans cesse les travers de notre structure sociale.

Juste pour cela, on devrait la remercier et non la fustiger de tous nos maux! Mais, c'est surement aussi pour cette simple raison que la vieillesse fustige la jeunesse. Cette dernière lui rappelle sans cesse qu'elle a manqué sa jeunesse.

 

He oui! La vieillesse est coupable de cette société aseptisée!! La tristesse est qu'elle agit avec irresponsabilité en n'affirmant pas haut et fort qu'elle a fait des conneries... elle aussi.

 

ps: la petite rockeuse vous conseille d'écouter le du groupe psy4 de la rime, dont jeunesse france est un extrait

Bisous les loulou

 

 

 

 

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Betise? Vous avez dit bétise? Je vous dis : stupidité arrogante!  posté le samedi 06 février 2010 21:01

Le continent africain, depuis des décennies, dreine sans cesse des étiquettes.

Malgré les nombreuses études anthropologiques et les célèbres mots de notre Claude Lévi-strauss, dans son ouvrage triste tropic, nos sociétés, qui se déclarent civilisées et modernes, ne cessent de colporter une image faussée d'une afrique sauvage et inculte.

Ca me saoule!  Ca me saoule; vous n'imaginez pas jusqu'à quel point.

Arrêtons toutes ces conneries! Enfilons tous nos souliers et dirigeons nous vers le berceau de l'humanité pour voir de nos propres yeux que les girafes ne se baladent pas dans Dakar!!!!!

Les africains ne vivent pas dans la boue, ne se baladent pas tout nu et ne chassent pas le lion à mains nues!

C'est incroyable d'entendre encore aujourd'hui ce genre de conneries...

 Non!! C'est affligeant d'apercevoir combien l'homme accepte sans cesse de s'ignorer lui même en  réduisant sa pensé à de pathétiques préjugés.

Kundera disait : "Si l'on était responsable que des choses dont on a conscience, les imbéciles seraient d'avance absous de toute faute. L'homme est tenu de savoir. L'homme est responsable de son ignorance. L'ignorance est une faute".Je ne peux que m'exclamer que je suis dans son camp.

Vous pourrez m'opposer que la plupart des gens savent pertinament que toutes ces imbécilités ne sont que de vulgaires clichés. Mais, Je n'en suis pas certaine lorsque j'entend certains pseudos intellectuels s'exclamer que l'homme noire d'amérique est plus proche de l'homme noire d'afrique que du blanc américain, compte tenu de sa couleur de peau.


La connerie est un puit sans fond, comme le disait si bien mon grand père!

Il est vrai que l'afrique ne cesse d'être montré sous un visage négative: Arique affamée ; Afrique malade ; Afrique à feu et à sang ; Afrique surexploitée, Afrique maltraitée.

Mais, devons-nous pour autant accepter de la réduire à l'une de ses couleurs? Ne sommes nous pas en capacité de rechercher une image plus fidèle de notre chère afrique et d'écouter ce que les africains disent d'eux mêmes?

L'afrique exploite évidemment son propre forclore. On ne peut que le constater lorsqu'on y met les pieds. On peut ainsi lui reprocher de ne pas faire meilleure campagne  pour promouvoir ce qu'elle est réellement. 

Mais, je ne peux tolérer que la télévision, sous couvert de divertir, sous-entende  que l'Afrique, cet immense continent regroupant de multiples couleurs, cultures et sociétés, se réduit à une vie de brousse!

Notre monde ne cesse de perdre sa diversité. Nos comtrées sauvages ont disparus en grande majorité. On peut le déplorer et s'exclamer qu'il faut protèger ce qu'il reste!! Mais, on ne peut déformer la réalité au prétexte de divertir le bon peuple moderne!

L'afrique n'est pas une comtrée sauvage où l'on craint de rencontrer à tous les coins de rue (hé oui il y a bien des rues! Ne soyons pas surpris des animaux féroces.

J'espère que le plus petit des hommes de notre beau pays aura la présence d'esprit  de ne pas offrir son carré d'audimat à ce genre de bébête médiatique, sauf à vouloir en faire une étude sociologique peut être...

Bisous les loulous

 

Ps: je vous invite à aller faire un tour d'une part sur le site http://afrique.arte.tv/  pour une ptte visite rigolote de l'afrique et d'autre part sur le site Arrêt sur image, pour vous laisser porter par des décryptages d'informations médiatiques à vous faire réveiller le moindre neurone encore vivant! lol

 

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