Accueil Date de création : 25/01/09 Dernière mise à jour : 29/11/11 19:43 / 83 articles publiés

Je veux, je veux.. Hoo merde, je n'veux pas!  posté le lundi 28 mars 2011 22:44

     La trouille, la frousse, la pétoche, la crainte.. Appelez cela comme vous le voulez, mais depuis ce matin je suis atteinte d'un mal horrible et incontrôlable.
Et?  Ça me ronge de l'intérieur. ça sent mauvais et ça m'fou la gerbe. J'ai beau me doucher, me parfumer, me recouvrir de fringues, la chocotte est là et reste.

"Mais qu'est ce qu'elle raconte, la maboule?" Me direz vous.
C'est simple. Depuis toute petite, je me bats comme une furie contre moi même,  cette construction sociale à deux balles qui me fait croire, comme à tous les femmes et hommes, que nous ne sont pas pareils.

Ha j'en sens déjà qui ont les poils tous hérissés!!!
Ba oui mes loulous, notre superbe sexe ne fait pas de nous des être si différents. Il n'y a qu'à lire les articles de la neurologue Vidal pour s'en rappeler. Une femme n'a en soit neurologiquement rien de différent d'un homme. Elle est toute aussi conditionnée socialement que son collègue de genre masculin.
Revenons à nos champignons (oui ba champignon, c'est pour les végétariens!) : Depuis toute petite, mes parents m'ont appris à contester sans cesse ces limites sociales: "Ha ouai tu peux pas faire un trou dans le mur? Mon oeil!" ; "Ha ouai, tu peux pas courir aussi vite que ton frère? Mon œil ; "Ha ouai tu peux pas être bonne en math? Mon œil" ; Mes parents ont toujours traités mon frère et moi à égalité.
Et, quand j'étais ado, ma mère me disait: "le loulou la bas te plait. Ba va le voir. Quoi ça se fait pas? Mon œil".

Le souci? hé bien l'éducation n'est point effectuée que par les parents, ça s'saurait. Et même si mes parents tentaient par tous les moyens de nous transmettre ce principe humaniste, ils restaient eux aussi hantés par les dictats d'inégalités bien encrés dans leurs inconscients. J'entends encore mon père me dire alors que je rentrais tard le soir: "Mes racines me disent de t'enfermer. Je m'saoule. Alors, j'ai trouvé un compromis : je te laisse sortir et je t'attend sur le canapé en silence, de sorte que ce n'est que moi qui suis contraint".

Aujourd'hui, je suis de nouveau confrontée à un nouvel aléas : dans les relations sociales entre genres, y a des codes érotisés! On offre des fleurs à un futur compagnon (des trucs morts quand même!! Enfin bon je dis CA, je dis rien...). On ouvre la porte à une Dame quand on est un homme  (et pas à handicapé.. enfin passons). On s'exclame à une femme, sans qu'elle le veuille, qu'elle est BONNE quand on est un homme hétéro (et pas à sa viande). Hé moi ces trucs, ça me gonfle...
Et puis, faut savoir décrypter les sous-entendus!!! Hé moi, je suis nulle en décryptage. J'y comprend que dalle...

Conséquence? Je suis nulle en retour. Quand j'ouvre une porte, on croit que je drague. Quand je discute, on y entend des sous-entendus. Quand je suis directe, on flippe. Quand on me livre des sous-entendus, je ne vois rien ou comprend trop tard.
En fait, être perpétuellement dans une posture d'égalité avec les autres, ça rend les choses hyper compliqués. Ça rend la tâche bien plus difficile dès que l'on veut passer aux choses sérieuses.

HHaaa je me sens mieux! Maintenant que j'ai râlé, que j'ai clamé la difficulté d'affirmer l'égalité, je n'ai qu'une envie: aller boire un petit verre avec un bel homme (oui ba désolé je suis hétéro... On ne peut pas être parfait), pour lui montrer que la vie sexuelle sous le soleil de l'égalité c'est hyper chaud.

Bisous les loulous

 

 

 

lien permanent

le rock est l'allié du diable et c'est pour ca qu'on l'aime  posté le dimanche 13 mars 2011 20:51

Non non! Je n'ai pas pété les plombs! Je vous le jure!

Ce n'est qu'une réponse légitime à la connerie humaine du bien pensant ignorant!!

 

En effet, si la betise a un visage, je l'ai aperçue ce matin.

Lunettes sur le nez pour cacher mes yeux explosés par la fatigue, je me rend chez mon libraire afin de me faire un peu sourire avec un exemplaire du magazine Causette (que je vous conseille par ailleurs évidemment).

Arrivée sur les lieux, j'entend un "Petit Propre sur Lui" déclarer sans détour à Jojo Le Magazinier qu'il ne comprend pas pourquoi des gens écoutent du rock en particulier du métal ; qu'il ne comprend pas comment la musique du diable peut  autant attirer la jeunesse.

Je me suis retrouvée déchirer entre l'envie de le traiter de "petit puceau de catholique intégriste" et de lui offrir quelques sons bien placés pour lui montrer tout le génie qu'il peut y avoir dans le métal.

 

M'approchant de lui en regardant le sourire de Jojo, je m'adressa à cet ingénu  : "as-tu déjà joué d'un instrument de musique?" Il me répond avec fierté"non".

Le sourire aux lèves, jojo et moi s'exclamons en coeur "alors tu ne peux pas comprendre ce qu'est l'inspiration, la virtuosité et la puissance des basses".

Bisous les loulous

 

 

Ps: Pour ceux qui veulent se faire chatouiller les oreilles, voici une mélodie d' Apocalyptica, groupe de metal néo-classique finlandais.

 

 

 

 

 

 

 

lien permanent

la musique, c'est du bruit qui pense  posté le samedi 19 février 2011 14:58

Ce matin, j'ai décidé de m'aérer l'esprit en nichant dans les boutiques d'occasions de mon petit arrondissement . je m'étais préparée à une belle chasse aux trésors. 

J'entre sans bruit, écouteurs sur les oreilles, dans une petite boutique au doux nom de BBSweet.

J'ai écarquillé les yeux!! Incroyable ce que recelait ce petite endroit. Le bonheur était là.

Des perles, des perles et encore des perles.

Trônaient, comme s'ils n'attendaient que moi, blondi, funéral party, lep zep, rolling stones, of montreal, tama impala et j'en passe et des meilleurs.

Je pose alors mon sac à mes pieds.

Je révais de tremper mes mains dans ce délicieux mélange. Un régale pour les yeux et surement une délectation au touché.

Je releva mes manches et me mis à observer à coup de plongeons ce qui pouvait se trouver dans ces doux rayons poussiéreux.

C'était bon! Bon pour mes yeux, meilleurs pour mes mains, une jouissance cérébrale (ba oui il m'en faut peu pour être heureuse, que voulez vous!).

Je me mis à fermer les yeux et plongea sans retenu!

J'entendis alors une voix bien grave pouffer de rire. Rien à foutre, je continuais mon beautiful trip.

Il me chuchotta alors à l'oreille : "tu me donnes envie".

J'ouvris les yeux et m'exclama sans détour: "ba remontes tes branches et fais toi plaisir".

Alors il remonta ses manches et plongea ses mains. Il en sortie un album d'ACDC et se mit à rire.

J'en sorti un album mémorable de Funeral for a friend et cria "ha putain!!!" 

Il me regarda et s'exclama :" viens, on se le met"

La guitare stridente de Kicking and Screaming se mis en route. Les doux effets des simbales résonnaient dans ma tete, puis un assourdissement et c'était reparti...

Tout d'un coup, un petite dame coiffée d'un haut chignon ouvrir la porte du minuscule magasin et cria : "arrêtez ce bruit!" 

Le comble!!!!! La ville, c'est le bruit par excellence !! Et non la musique!

Sans avoir eu le temps de réagir, la voix grave s'approcha doucement de cette petite personne socialement déterminée et lui dit doucement : "la musique, c'est du bruit qui pense, Madame. Il faut lire Victor Hugo."


Bisous les loulous

Pour nos petites oreilles, voici un peu de bruit qui pense : Funeral for a friend avec Escape Artists Never Die

 

 

lien permanent

Nous ne sommes pas sans passé... nous ne sommes pas sans histoire...  posté le vendredi 17 décembre 2010 23:50

Quand j'étais plus jeune, une question incessante me trottait dans la tête...

Habituée à cette soumission paisible qu'oblige le statut d'élève, douce et assidue je me révais à la formuler.

"He oui!" me direz vous, l'école sait apprendre aux  élèves, plus encore aux jeunes filles habituées à se soumettre à leur condition de genre, à se soumettre encore et encore...

Mais, en cours d'Histoire, une chose me trottait, une constatation me bousculait au plus profond de mon être : comme l'histoire de l'homme vivant de l'autre coté du globe, l'histoire du genre féminin n'existe pas ou trop peu dans nos ouvrages...

Ainsi, seul le genre masculin est à l'honneur... comme si l'origine du monde venait de son  fallus, comme si  cette déclaration de genre, si pesante à mon être, était un poids sans nom, une servitude naturelle indomptable et sans histoire.

Un "c'est comme ca" résonnait sans cesse dans mon inconscient. Il est XY, prince charmant, révolutionnaire, guerrier, créateur du feu...et toi, tu est XX. 

Je me sentait sans histoire...


Hier, en effectuant mes taches habituelles, j'entendis un chuchottement dans les couloirs : "Dis maman, pourquoi n'y a t'il pas de femmes héroines de notre Histoire? Pourquoi y a t'il si peu de femmes ayant ecrit notre Histoire?".

Une claque, un coup de fouet, un botin dans la gueule!!!  Pendant une seconde, j'ai eu l'impression de m'entendre... Alors je me suis dirigée d'un pas ferme vers elle et lui ait glissée : "les femmes ont été dans l'histoire et le seront à jamais".

La maman me souriant repris le discours "l'Histoire est toujours écrit par les dominants, mon amour. Mais, l'histoire se fait aussi ici, maintenant, avec toi".

Bisous les loulous

 

Ps: Pour vous donner envie de courir à l'exposition les femmes, le féminisme organisé par la Mairie de Paris, voici un extrait 

 

 

lien permanent

ne t'arretes pas!  posté le dimanche 28 novembre 2010 19:25

Il y a des instants comme cela où l'on voudrait arrêter le temps, prier le ciel qu'il arrête de bouger, supplier la terre de cesser de tourner. Putain d'égoiste, me direz vous! Ho oui ! Mais c'est bon!!!

Ne perdons pas le fil...

Ce matin je me suis levée avec une gueule de bois à en s'arracher les yeux. Le reveil fut brutal. Il me rappela sans passer par quatre chemins que j'étais en vie, que je ne mettais pas préserver hier soir...

Je me dressais doucement pour me diriger vers la douche. Je voulais apaiser mes peines. J'aurais tout entrepris pour que le ciel m'envoi quelqu'un pour m'y disposer. Mais j'étais seul...

Alors je me suis hissée doucement. J'ai senti ma tête danser toute seule... Elle se vengeait et elle avait raison... Je me sentais prête à vomir vu les doux remous de mon coeur.Mais rien ne s'est produit. Ma gorge me brulait. J'avais soif... mais mon coeur me disait que je ne le supporterais pas. Alors je n'ai rien fait. 

J'avançais doucement vers le lieu de mon coeur, la douche. M'appuyant sur mon bureau pour reprendre mon souffle, j'ai fixé mon ordinateur. Je l'ai effleurée et lui ai ordonnée de me déclarer en boucle : "I'm the fury in your head

Le doux son de l'eau se mis en marche, la guitare est doucement arrivée...les cymbales se sont mis à claquer, et je me suis laissée emporter par le rythme endiablé de Foals et de son Spanish Sahara. 

Je souffrais en rythme, je me dandinais en rythme, je fredonnais en rythme. C'était douloureux. C'était bon. 

 

Bisous les loulous

lien permanent
|
ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à minibulle

Vous devez être connecté pour ajouter minibulle à vos amis

 
Créer un blog